• Bienvenue à Suburbicon - George Clooney (2017)

    Bienvenue à Suburbicon - George Clooney (2017)J'AIME BIEN

    Surtout pour la clarté du propos politique. Inspiré sans doute par le documentaire de Raoul Peck "I'm not your negro" ou tout au moins par la pensée de James Baldwin. Ici la violence de l'américain WASP est criante avec son évident transfert sur l'afro américain dont il fait le bouc émissaire de tout ce qu'il ne veut pas voir en lui.

    Le film commence comme un épisode de Desperate Housewives, dans une banlieue parfaite avec des habitants très propres sur eux. Les premières images du film glissent d'une brochure marketing vers un environnement humain qui semble y coller trait pour trait. Tout est dit : le grand talent des américains c'est le marketing, cette grande maitrise des apparences pour mieux masquer un certain côté obscur...

    Dans ce début des années 60, pendant que le quartier blanc se révolte injustement contre l'arrivée de la première  famille noire dans cette banlieue bourgeoise ; se joue dans la maison d'à côté une violence intime d'une autre envergure. Ce pauvre garçon qui comprend que son père a tué sa mère handicapée, pour baiser avec sa belle-soeur façon S.M., afin de se procurer l'assurance vie, après avoir pactisé avec la mafia... Avec un père sans âme prêt à tuer son propre fils pour ne pas aller en prison. Clooney et ses potes les Cohen n'y ont pas été avec le dos de la cuillère !!

    Pourtant toutes ces allégories fonctionnent bien sur le plan politique, telle une critique de la société américaine où se joue différentes violences à plusieurs les niveaux : maltraitance des enfants, perversité du marketing, cupidité, corruption, racisme anti noir, et surtout pères défaillants incapables de transmettre des valeurs nobles à la génération qui arrive.

    Une jeunesse de laquelle Clooney attend de la lucidité et suffisamment d'intelligence pour dépasser la barrière créer par l'histoire entre les noirs et les blancs en Amérique. Comme l'illustre le dernier plan du film avec ses 2 enfants traumatisés, l'un noir l'autre blanc,  qui jouent au baseball au travers des barrières construites entre eux par les adultes.

    C'est politiquement engagé, dans le bon sens, mais les scènes sont trop techniques, le style trop lisse, les acteurs trop acteurs pour que la magie du cinéma opère. C'est pas du grand cinéma, mais George Clooney président !

    Fiche technique :

    Producteurs délégués : Barbara A. Hall et Joel Silver

     Distribution :

     


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