• En attendant les hirondelles - Karim Missaoui (2017)

    J'AIME BIEN

    Une métaphore du poids de la culpabilité qui pèse sur les épaules de la génération des hommes de 50/60 ans, qui ont été les acteurs principaux de la guerre civile des années 90 en Algérie. La concorde civile décrétée par l'Etat pour rétablir la paix étant une terrible chape de plomb qui 1) empêche d'écrire l'histoire et de juger les coupables, 2)  rend les générations qui suivent aveugles et angoissé 3) installe une sorte de stagnation de la société toute entière

    Un film difficile a apprécier si on ne connait pas l'histoire - si singulière - de l'Algérie des ces dernières décennies. Rappelons que les années 90 sont le théâtre d'une terrible guerre civile suite à l'interruption du processus démocratique (soutenu par la France)  qui amenait la victoire des islamistes. Guerre d'autant plus terrible que personne ne savait qui tuait les civiles : l'état algérien pour décrédibiliser les islamistes ? les algériens qui ont voté pour les islamistes se serait mis à tuer leur voisins ? des islamistes venus d'ailleurs (d'Afghanistan) pour lutter contre le FLN soutenu par la France ? C'est une confusion qui ne trouvera pas d'éclaircissement puisque l'état décrète la "concorde civile" pour faire la paix certes, mais qui empêche d'écrire l'histoire et de juger les coupables.

     


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