• Tony Erdmann - Maren Ade (2016)à faire

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • mrgaga

    mrgaga

    Moi qui n'apprécie pas particulièrement la danse contemporaine, parce que je la trouve généralement proche d'une sensiblerie surjouée et sans puissance, le chorégraphe Ohad Naharin m'a fait changé d'avis. Sa danse allie magnifiquement la force et la délicatesse, la tenu des corps et leur lâché prise totale. 

     

    Son histoire personnelle est également incroyable : avoir été l'absurde amuseur de soldats israéliens dans les tranchées, l'élève rebel de Bejar, l'epoux de Mari Kajiwara une des principales danseuses de la troupe Alvin Ailey, et être retourné en Israël pour montrer ses oeuvres passionantes et contestataires.

     

    Ravie d'avoir passer un moment à côté de cet homme avant tout libre, courageux, et qui n'oublit jamais que l'humour et le jeu est ce qui nous éloignera le mieux des tentations du narcissisme. 

     

    Fiche :

    Date de sortie 1 juin 2016 (1h 43min)
    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Divines - Houda Benyamina (2016)chronique à faire

     

    Fiches :

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Juste la Fin du monde - Xavier Dolan (2016)Premier film français de Xavier Dolan qui perd beaucoup de son charme. Tout d'abord par le grand nombres d'acteurs stars français qui jouent trop (on a tendance à se dire "wouaa elle pleure bien" ce qui témoigne du fait que fait qu'on sort de la fiction pour devenir des juges de performance d'acteurs. Mais quand l'acteur est très bon on est impliqué dans l'intrigue du film et y croit c'est tout), comparée à ses magnifiques acteurs/actrices inconnues et pourtant bouleversantes de ces précédents films (Anne Dorval et Suzanne Clément en particulier).

     

    Par ailleurs, exit l'accent quebéquois qui donnait à ses films dramatiques une petite pointe d'humour qu'il est impossible de retrouver avec le verbe de la langue française. D'où un film qui semble se prendre très au sérieux.

     

    Ici, Dolan met en place un dispositif de mise en scène : le gros plan qui isole chaque personne de la famille pour montrer que même s'ils se parlent ils sont tous très seuls. Ok c'est un film intelligent sur l'incommunicabilité entre les personnes d'une même famille (un des mals être profonds de notre société contemporaine également),  mais le dispositif plan fixes sur de très nombreux gros plans me semble conceptuel et pas très sensible. Je n'ai pas eu beaucoup de plaisir à voir ce montage en dehors du rôle grinçant de Vincent Cassel.

     

    Par ailleurs, étant un cinéaste particulièrement concerné par le jeu de l'acteur et ayant toujours fait un casting impeccable sur cet aspect, on peut interroger le choix de Léa Seydoux qui n'a pas vraiment fait ses preuves au cinéma. Mais peut-être que l'important c'est d'être bien distribuer dans les multiplexes en France ?

     

    Finalement, c'est le film de Dolan que j'aime le moins, dans sa manière de tendre vers le film psychologique français ennuyeux. En espérant que son prochain film américain ne nous resservira pas du super héro seul contre le reste du monde !

     

    Fiche :

    Date de sortie 21 septembre 2016 (1h 35min)

    De Xavier Dolan

    Avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Léa Seydoux Vincent Cassel, Léa Seydoux, Gaspard Ullieil

    Genre Drame

    Nationalités Canadien, Français

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  JE DÉTESTE Star Wars, le réveil de la force - J.J. Abrams (2016)

    Star Wars 7 : combat du bien contre le mal ou miroir des Etats-Unis star des guerres encore et toujours à la recherche de la démonstration de sa puissance ? Un film efficace pour ses effets spéciaux en 3D, mais tellement pauvre sur tous les autres aspects. Et qui finalement dit le contraire de ce qu'il croit montrer. Le film pose la question de comment rester humain dans un monde mécanisé à outrance, et semble répondre que la victoire technologique est plus importante que la mort du père.

     

             Dès les premières séquences, on voit un viel homme qui semble important et sage (les gros plans sur son visage nous donne une proximité avec ses émotions). Il confit la précieuse carte électronique qui indique le lieu où se cache Luc Skywalker à un autre protagoniste. Un plan large montre le sombre méchant Kylo Ren tuer le vieil homme, et sans même qu'un plan ne revienne sur lui, l'action passe déjà à autre chose. Ce vieil homme mort ne mérite pas une seconde à perdre d'attention des spectateurs, dans une indifférence totale seule compte la sauvegarde de la carte électronique.

     

            Au bout de trente minutes, nous avons vu trois fois la même action qui consiste à voir décoller un vaisseau spacial en catastrophe et malgré les tirs ennemis. Le pilote est parfois un homme, parfois une femme, mais toujours si satisfait d'avoir pu faire fonctionner l'engin grâce à sa maitrise de la technologie.

     

    Je passe sur l'héroïne qui ne cesse de réparer des mécaniques diverses et variées (oui les femmes peuvent s'approprier la technologie, merci JJ Abrams !). Je passe sur les dialogues niais et trop succints pour faire sens. Je passe sur les jeux d'acteurs toujours sur un même ton de gravité, avec regards fixes à la pelle. Je passe sur la musique classique omniprésente qui voudrait exprimer une grandeur des sentiments, et qui essaye de porter à elle seule toute l'intensité dramatique du film, en vain.

     

    J'en viens à ce qui m'a particulièrement génée. La mise en scène du fils qui tue littéralement son père. Ce dernier avait promis à la princesse Leia de ramener avec lui leur fils passé du côté obscur de la force. Han Solo va naïvement livrer son coeur à ce fils cruel qui lui tranche la poitrine en deux. Nous voyons quelques pleurs de ses amis. Mais de retour auprès de la mère et la communauté des "gentils" aucune gravité n'accompagne la mort du père, aucune cérémonie en l'hommage de la vie du patriarche. Pas vraiment de temps à perdre pour ce viel homme mort  (même si Harrison Ford est un ancien de la saga), le montage choisit de vite revenir à la prochaine réjouissance : tout le monde est heureux car maintenant la carte électronique est complète !

     

    Tuer le père représente la symbolique de délivrer l'homme de celui qui posait des limites à sa puissance. Ce fantasme oedipien mis en image ici est peut-être le reflet de la mégalomanie américaine, ou du moins des producteurs de ce Star War 7 distribué dans le monde entier à coup de menaces sur les journalistes qui en diraient trop. Même  George Lucas regrette d'avoir céder ses droits à Disney, déclarant : «J'ai vendu Star Wars à des marchands d'esclaves».

     

            En sortant du film, je ne peux pas m'empêcher de penser que le sentiment d'humanité est sacrifié au profit d'une valorisation des outils technologiques dans récit, comme l'art du cinéma est sacrifiée au nom de la performance technique de la réalisation.

     

    Fiche :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique