• La Planète des singes : Suprématie - Matt Reeves (2017)J'AIME BIEN

    Après avoir dit beaucoup de mal des blockbusters hollywoodiens - achevée par le lamentable Star War, le réveil de la force l'année dernière - force de constater que l'industrie du cinéma la plus puissante du monde semble avoir entendue mes humbles prières. Assez de recettes scénaristiques vues et revues qui n'ont plus aucun sens, et place aux thématiques politiques assumées.

    Okay Reeves n'y a pas été avec le dos de la cuillère pour s'emparer des crises politiques qui hantent le monde : esclavage, camp de réfugiés, eugénisme, maltraitance des handicapés, réchauffement climatique, extinction d'espèces animales, construction de murs entre les peuples, et guerres de tous contre tous. Sans pouvoir les traiter autrement qu'en surface mais c'est toujours intéressant de faire face à l'image d'une humanité, voir d'une Amérique en particulier, en train de dégénérer.

    Là où le film devient plus philosophique c'est quand il pose la question de savoir où réside notre humanité ? Dans le fait de disposer du langage qui nous distingue des animaux ? La mise en perspective des hommes muets avec ceux qui ont la parole nous dit que non. D'autant plus qu'il est évident que les animaux communiquent avec des sons également. Alors notre humanité reposerait sur nos émotions ou bien sur notre aptitude à la solidarité et au don de soi pour le groupe? Le film montre que les singes ont une sensibilité émotionnelle  et des organisations sociales équivalentes aux nôtres.

    Alors peut-être que finalement il n'y aurait aucune suprématie de l'humain sur l'animal ? D'autant plus que l'homme semble être le seul animal obsédé par la volonté d'une domination sans partage.

    Pour la forme, Matt Reeves a su inventer un univers irréel et fascinant, qui le fait entrer dans la cours des grands metteurs en scène de sciences fictions américains que sont Peter Jackson (Le seigneur des anneaux) et James Cameron (Avatar).

    La Planète des singes : Suprématie - Matt Reeves (2017)

    La Planète des singes : Suprématie - Matt Reeves (2017)

    La Planète des singes : Suprématie - Matt Reeves (2017)

     

     

    Fiche technique

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  • J'AIME BIEN

    En contre-point du célèbre "La Confidentiel" de Curtis Hanson (1997), Tarik Sakeh réalisateur suédois origine égyptienne se lance dans un thriller policier sur fond de tensions politiques au Caire.

    Le Caire réunit une population métissée, et l'intrigue se situe entre les égyptiens eux-mêmes, la communauté des soudanais, et les chanteuses de cabarets libanaise ou tunisienne. L'aspect melting-pot des sociétés n'étant plus exclusif à l'Amérique.

    Les valeurs de l'islam sont présentent, comme lorsque le héros lave son père malade qui ne se cache pas de lui dire "que la dignité ne s'achète pas". Moment qui ne remet pas en question le charisme de Fares Fares et qu'on n'imagine pas faire parti d'un héro policier américain.

     

    Enfin du bon cinéma populaire avec un propos politique, qui prend prétexte de l'enquête policière archi-vue et revue pour dépeindre un nouveau portrait de l'Egypte d'aujourd'hui. La profondeur de champ qui cadre souvent à l'infinie témoigne d'un regard qui cherche des perspectives pour l'Egypte et qui la considère dans une large vue.

    Le Caire Confidentiel - Tarik Sakeh

    Le policier héros, Nourredine, est certes corrompus mais cela semble plus que banal là-bas et ce n'est rien comparé à ce que son oncle M. Kammal, le commissaire principal est capable. Sur fond historique de révolte de la jeunesse égyptienne contre le régime d'Hosni Moubarak en 2011, Sakeh semble montrer que pour faire évoluer une société il est nécessaire d'ouvrir les yeux sur la corruption présente dans ta propre famille.

    Le Caire Confidentiel - Tarik Sakeh

    Je regrette que la succession trop rapide des séquences du film ne permette pas de sentir plus profondément les sentiments qui sont pourtant là à de nombreux moment du film. Et la complexité de l'intrigue sur la fin, après avoir fait entré dans le jeu la Sécurité de l'Etat me semble inutile et introduit des moments d'incompréhension du scénario. J'aurais eu plus de plaisir à voir plus profondément traité le  trio : police égyptienne / travailleurs soudanais / chanteuses de cabarets.

    Générique

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  • I am not Madame Bauvary - Feng Xiaogang (2017)

     J'ADORE

    C'est l'histoire d'une femme blessée qui s'éternise dans une revanche insatiable, et qui provoque le chaos au sein d'une caste d'hommes politiques qui fait semblant de comprendre ce qu'ils ne prennent pas le temps d'écouter vraiment.

     

     

    Feng Xiaogang est un cinéaste chinois à succès qui a posé les bases d'un style qu'on appelle désormais le Hesui Pian (film du nouvel an : 贺岁片). Ici pour son 14ème long métrages il se permet l'audace d'un nouveau cadre : rond à la campagne, comme si on regardait les personnages à partir d'une lunette de vue,  et qui redevient carré à la ville. 

    I am not Madame Bauvary - Feng Xiaogang (2017)

     

    I am not Madame Bauvary - Feng Xiaogang (2017)

     

    Comme pour marquer le contraste entre la folie de cette femme passionnelle qui tient tête à la rationalité de l'ordre masculins qui dirige Pékin.

    Le film se moque d'une administration politique obsédée par l'idée de démontrer son dévouement envers le peuple, jusqu'à se laissé balader par une simple femme aveuglée par sa colère. Mais ce n'est pas sans montrer les valeurs et la grande tolérance qui circulent dans l'immensité de ce territoire difficile à cerner.

    La vie quotidienne chinoise ne m'a jamais été aussi joliment révélée au cinéma :  l'harmonie des habitants avec la superbe nature qui les environnement encore dans les campagnes, leur manière de préparer des plats cuisinés ou de manger de la viande séchée, et une sublime architecture qui témoigne d'une grande civilisation en présence.

    La musique à la fois sourde et rythmée de DU WEI donne une force incroyable au mouvement de cette femme de feu (l'excellente actrice Fan Bingbing) que rien ne peut arrêter, comme pour rappeler que l'homme sera toujours absolument libre, tout simplement parce qu'il sera toujours absolument fou !

     

    Fiche technique :

    Titre original : 我不是潘金莲 - Wǒ Búshì Pān Jīnlián

    Réalisation : Feng Xiaogang

    Scénario : Liu Zhenyun

    Décors : Han Zhong

    Costumes : Han Zhong

    Photographie : Luo Pan

    Montage : William Chang Suk Ping

    Musique : Du Wei

    Producteur : Zhang Dajun

    Producteur exécutif : Du Yang, Feng Xiaogang, Lei Zhao, Qi Jianhong, Song Ge, Wang Zhongjun, Wang Zhonglei, Jerry Ye et Zhou Maofei

    Producteur associé : Randy Liu, Sunny Sun et Bernard Yang

    Coproducteur : Joe Tam, Hu Xiaofeng et Wang Yang

    Production : Sparkle Roll Culture Media, Huayi Brothers, Beijing Skywheel Entertainment et Zhejiang Dongyang Mayla Media

    Distribution : Happiness Distribution, Huayi Brothers et Soda Pictures

    Pays d’origine : Chine

    Format : couleur

    Genre : comédie dramatique

    Durée : 138 minutes

    Dates de sortie :

    Canada : 8 septembre 2016

    Suisse : 17 septembre 2016

    Chine et États-Unis : 18 novembre 2016

    France : 5 juillet 2017

    Avec :

    Fan Bingbing : Li Xuelian

    Guo Tao : Zhao Datou

    Dong Chengpeng : Wang Gongdao

    Jiayi Zhang : Ma, le maire

    Yu Hewei : Zheng Zhong

    Yi Zhang : Congming

    Yin Yuanzhang : Gu Daxing

    Feng Enhe

    Liu Xin : Xun

    Zhao Yi : le chef de la police

    Zhao Lixin : Shi Weimin

    Jiang Yongbo : Cai, le maire

    Liu Hua : Lao Hu

    Li Zonghan : Qin Yuhe

    Huang Jianxin : le gouverneur Chu

    Li Chen : officier de police

    Fan Wei : Guo Nong

    Feng Xiaogang : le narrateur

     

     

     

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    L'amant d'un jour - Philippe Garrel (2017)

    JE DÉTESTE

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