• Stoker - Park Chan-wook (2013)

    stoker.jpgUne esthétique sublime, de la danse de ce trio infernal aux tenues si raffinées de la jeune fille.  Un hommage au cinéma d'Hitchcock. La forme est aussi pure  que les personnalités sont noires. Un film sur le déterminisme implacable de mal au delà des apparences...

     

    Un début poétique de cette jeune femme, jupe flottant dans le vent, qui déclare avoir enfin compris qu'être libre c'est être soi-meme. Injonction qui interpelle tant on espère tous atteindre cette grâce... Sauf qu'ici c'est vers l'acceptation de ses pulsions destructrices que la jeune femme s'envole. Tel un rite initiatique du passage de l'adolescente introvertie à la femme désirante.
     
    Le père meurt, l'oncle vient consoler la mère et la fille en deuil. Ils sont 3 dans cette grande maison luxueuse. Un triangle qui annonce rivalité et conflit.
     
    Une mère médiocre qui séduit le frère de son défunt mari. Un oncle pervers qui révèle à la fille son propre goût a la transgresserions et du crime. Une analogie entre faire le mal et la décourverte de la jouissance sexuelle, comme s'il fallait accepter l'un pour pouvoir acceuillir l'autre. Un plaisir d'être là toujours au détriment d'autrui.
     
    Par delà le bien et le mal, ce film montre avec  un certain mysticisme - et c'est là que Park Chaa-wook se distingue d'Hitchcock qui aurait sans doute des personnalités plus stéréotipées -  les rouages de l'avenenant de personnalités perverses. Selon le parti pris que cela serait déterminé depuis la tendre enfance. Lacanien, certes, mais tellement pessimiste sur la nature humaine... Puisque qu'aucune figure positive ou capable de résistance n'apparaît dans cette histoire.
     
    Cela peut faire échos à Orange Mécanique de Kubrick où le héros sans aucune morale se livrait a toutes ses pulsions nocives mais contre une société qui tente à tout prix de le réfréner.
    Ou bien rappelle le déterminisme de la paranoïa destructrice qui s'abat implacablement  chez le protagoniste de Take Shelter - Jeff Nichols (2012) . Mais ce dernier tente de comprendre et de se batttre.
     
    Je déplore que Stocker explore la perversité pour elle même, sans contre-point ni opposition. Et qu'il fasse une analogie risquée entre le plaisir sexuelle de la femme et sa capacité à détruire. Même si point d'un point de vue formel ce film est parfait !
     

     

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